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Paris détrôné, les Américains en hausse : ce que nos dossiers de relocation racontent de la France en 2026

Paris détrôné, les Américains en hausse : ce que nos dossiers de relocation racontent de la France en 2026

Chaque rentrée, je fais le même exercice avec l’équipe : regarder ce que racontent vraiment nos dossiers depuis janvier, plutôt que ce qu’on imagine qu’ils racontent. Cette année, les chiffres nous ont surpris nous-mêmes.

À période comparable, nos missions de relocation progressent de près de 11 % par rapport à 2025. Ce n’est pourtant pas le chiffre le plus intéressant du tableau.

Paris n’est plus notre première destination

Pour la première fois, Paris a perdu sa place de ville numéro un dans nos dossiers. Lyon est passée devant.

Et derrière ces deux villes, la carte s’élargit nettement : Nice, Dijon, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Rennes, Nantes, Metz, Aix-en-Provence, Menton. Autrement dit, la mobilité internationale vers la France ne se résume plus à un seul aéroport et un seul arrondissement. Elle se joue désormais sur une bonne dizaine de villes, chacune avec son propre marché locatif, ses propres délais, ses propres réflexes d’agence.

Ça change concrètement notre façon de travailler. Un dossier solide à Paris et un dossier solide à Dijon ne se construisent pas de la même manière, et c’est justement pour ça que nous nous appuyons sur des consultantes locales dans chaque ville plutôt que sur une seule équipe centralisée.

Une mission sur trois vient désormais des États-Unis

Deuxième évolution nette : près d’une mission sur trois en 2026 concerne des clients venant des États-Unis. Il y a encore trois ou quatre ans, ce chiffre aurait semblé improbable.

Pourquoi maintenant ? Les raisons varient d’un dossier à l’autre, mais une question revient presque systématiquement dans les premiers échanges avec nos clients américains : comment constituer un dossier locatif quand on n’a ni payslip français, ni historique bancaire français, ni garant sur place ? C’est précisément le point de blocage qu’un dossier étranger rencontre partout en France, quelle que soit la ville.

Les profils se diversifient autant que les villes

Nous continuons bien sûr à accompagner de nombreux salariés dont la mobilité nous est confiée par leur entreprise ou leur équipe RH. Ça reste une part importante de notre activité, et la rentrée est traditionnellement l’un des deux pics de l’année pour ce type de mission.

Mais à côté de cette mobilité professionnelle, une autre tendance se dessine : de plus en plus de projets personnels. Chercheurs internationaux, années sabbatiques, familles qui souhaitent simplement vivre une expérience en France, étudiants, retraités. Des profils très différents sur le papier, avec des budgets, des durées de séjour et des attentes qui n’ont rien en commun.

Et pourtant, à l’arrivée, ce sont presque toujours les mêmes questions qui reviennent :

  • Où vivre, et dans quel quartier commencer à chercher ?
  • Comment constituer un dossier locatif crédible avec un profil étranger ?
  • Comment convaincre une agence ou un propriétaire qui reçoit des dizaines d’autres candidatures ?
  • Comment gérer les démarches administratives quand on ne connaît pas encore le système français ?

Un chercheur en année sabbatique et un cadre en mutation professionnelle posent, presque mot pour mot, les mêmes questions la première semaine.

Ce que ça dit, dix-sept ans après

Quand j’ai créé Lyon Expat Services en 2009, je n’imaginais évidemment pas à quoi ressemblerait notre activité dix-sept ans plus tard. En regardant cette carte de France de nos missions 2026, je me dis surtout que le changement de nom pour Expat Services France, il y a quelques années, était plutôt bien vu. On ne pourrait plus appeler l’agence « Lyon » quelque chose aujourd’hui, alors qu’on couvre Nice, Dijon, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Rennes, Nantes, Metz, Aix-en-Provence et Menton, en plus de Lyon et Paris.

Ce qui n’a pas changé, en revanche, c’est le principe de départ : une consultante locale dans chaque ville, qui connaît les agences et les délais réels du terrain, plutôt qu’un service générique piloté à distance.

Si vous préparez une mobilité vers la France en ce moment, qu’elle soit professionnelle, universitaire ou personnelle, le bon moment pour se poser ces questions n’est pas la semaine de votre arrivée. C’est maintenant, avant de réserver le billet.


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